Conférence - Rôle de la société civile dans la reddition des comptes

CONFERENCE – Rôle de la société civile dans la reddition des comptes

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Programme Sécurité et Justice


En marge du Forum de la société civile, tenu à la Cité des Sciences de Tunis, le PNUD a organisé le samedi 4 avril 2015 une conférence sur le « Rôle de la société civile en matière de reddition des comptes ».

Problématiques :

  • Quelles sont les préalables pour que la société civile puisse jouer un rôle en matière de reddition des comptes ?
  • Quels sont les principaux défis à relever ?

Dans le panel, il y avait pour la société civile Hatem Dammek (Analyste, Jasmin Foundation) et Farah Hached (Présidente du Labo’ Démocratique), et pour les pouvoirs publics Samir Annabi (Président de l’Instance de lutte contre la corruption) et Taher Bahri (Directeur, chargé des réformes et de la bonne gouvernance au Premier ministère).

Farah Hached a évoqué les travaux du Labo’ Démocratique en la matière tout en insistant sur 3 points :

  • Il faut se détacher de certains discours sur la « structuration » de la société civile comme condition pour qu’elle joue son rôle de garde-fou. La société civile est par nature diverse et variée. Les organisations qui la composent sont différentes et peuvent défendre des valeurs ou des intérêts qui ne concordent pas nécessairement, voire même qui divergent parfois. En réalité, toute la force de la société civile est là. « Structurer » la société civile ne doit pas signifier une société civile qui parle toujours d’une même voix. Le propre de la société civile est sa liberté de penser et de s’exprimer.
  • Il est important que les discours politique et institutionnels ne transfèrent pas symboliquement la responsabilité de l’Etat sur la société civile. C’est l’Etat, avant tout, qui est responsable de mettre en place des procédures et les structures pour la reddition des comptes. La société civile joue un rôle de garde-fou, de watchdog. Mais, même si elle ne joue pas correctement son rôle, pour quelque raison que ce soit, elle n’est pas responsable de la défaillance de l’Etat. Par exemple, s’agissant de la lutte contre la corruption, la société civile peut aider l’Etat mais ne peut en aucun cas se substituer à lui. C’est à l’Etat de donner les ressources nécessaires à l’Instance de lutte contre la corruption. C’est à lui de faire un audit des administrations et de mettre en place les procédures de lancement d’alerte et de reddition des comptes.

 

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